Silksong Hornet

Silksong trop facile ? Ce joueur tente de finir le jeu avec un seul cri de Hornet

Un joueur particulièrement persévérant s’est lancé dans un défi aussi absurde que fascinant : finir Hollow Knight: Silksong en n’utilisant qu’un cri. Oui, un cri. Découvrant par hasard que le hurlement “Garama!” de Hornet infligeait des dégâts, il a décidé d’en faire sa seule et unique attaque. Une folie maîtrisée.

Un cri qui tape (un peu) plus fort qu’on ne le pensait

Tout est parti d’une observation aussi simple qu’inattendue : le cri de provocation de Hornet, quand elle hurle “Garama!” en se lançant dans un combat, inflige en réalité de légers dégâts aux ennemis. À première vue, rien de bien utile. Mais pour le youtubeur Bloblumordthe3rd, c’était le point de départ d’un défi maison complètement perché : terminer Silksong uniquement avec ce cri, sans utiliser l’aiguille, l’arme principale du jeu.

Il appelle ça le “Garama%”, une variante maison de speedrun où chaque coup est remplacé par un cri bien senti. Bien sûr, personne n’avait prévu que cette attaque ait un réel usage, tant ses effets sont ridiculement faibles. Sans l’objet améliorant les capacités vocales, elle inflige à peine quelques points de dégâts. Avec le Hunter’s Crest, elle monte péniblement à six points.

En comparaison, l’aiguille de base inflige cinq points par coup… et grimpe à vingt-et-un une fois maxée. Autant dire qu’on parle là d’un caillou face à un sabre de samouraï.

Silksong Hornet

Des combats démesurés et (presque) sans fin

Cette idée farfelue s’est vite transformée en épreuve de patience monumentale. Chaque affrontement devient une guerre d’endurance où le moindre cri doit être parfaitement calé pour ne pas finir dans le décor. Il lui a ainsi fallu deux heures entières pour vaincre le boss final de l’acte 1. Deux heures. À hurler, esquiver, hurler encore, recommencer.

Évidemment, ce n’est pas un simple exploit de timing ou de dextérité. C’est une leçon de ténacité, une forme de Sisyphe vidéoludique qui ferait rouler son rocher en hurlant à chaque pas. Certains membres de la communauté parlent de “ragebaiting”, tant le défi semble conçu pour frustrer et mettre à l’épreuve l’équilibre mental du joueur comme celui des spectateurs.

Mais justement, ça fonctionne. Les vidéos de Bloblumordthe3rd fascinent. Chaque cri devient une signature unique, chaque victoire devient un événement, une performance à applaudir autant qu’à interroger.

Un défi absurde mais salué

Le “Garama%” n’a évidemment rien d’optimal sur le plan du gameplay. La portée du cri est minuscule, les ennemis volants y sont presque insensibles et certains passages nécessitent normalement des alliés ou des outils impossibles à invoquer par la voix. Pourtant, rien n’arrête Bloblumordthe3rd, désormais arrivé à l’acte 2, criant à travers les niveaux comme s’il en allait de sa vie.

Le plus étonnant, c’est que ce genre de défi résonne particulièrement dans une communauté aussi passionnée que celle de Hollow Knight. D’abord parce que Silksong se fait encore attendre, et que tout ce qui permet de le remettre en lumière est accueilli à bras ouverts. Ensuite parce que ce cri en boucle, ce refus de faire comme tout le monde, c’est un peu l’essence même du jeu indé : beauté, système cohérent, et une marge d’audace énorme laissée à l’improvisation des joueurs.

Même si le Garama% ne deviendra jamais un standard de speedrun, il aura au moins un mérite : rappeler à tout le monde que dans un jeu vidéo, l’inutile peut devenir inoubliable.

Pour les curieux, voici ce qui rend ce défi à la fois absurde et remarquable :

  • Dégâts minimes par cri, nécessitant parfois des centaines de répétitions
  • Aucune attaque secondaire autorisée
  • Combats qui durent souvent plus d’une heure
  • Impraticable contre certains ennemis sans inventivité démesurée
  • Popularité croissante sur YouTube dans la communauté des fans hardcore

Et pendant ce temps, Silksong continue de se faire attendre. Mais avec ce genre d’initiatives, l’attente paraît un peu moins longue… et beaucoup plus bruyante.

Lucas Durand

Depuis mon plus jeune âge, je suis un inconditionnel des jeux vidéo. Que ce soit des classiques de l'ère 8-bits ou les dernières sorties AAA, je suis toujours à la recherche de la prochaine grande aventure vidéoludique. Ayant été testeur pour un magazine de jeux vidéo, j'ai une vision à la fois analytique et passionnée des jeux que j'aborde.

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