Le créateur emblématique de Devil May Cry, Hiroyuki Kobayashi, fait son grand retour avec Stupid Never Dies, un beat ’em up inattendu qui mêle zombies déjantés, esthétique 2000’s et gameplay nerveux. Annoncé lors des Game Awards 2025, ce nouveau projet sortira en 2026 sur PC et PS5.
Un style visuel qui pique la curiosité, pour ne pas dire les yeux
La première bande-annonce de Stupid Never Dies n’a laissé personne indifférent. Avec ses couleurs criardes, ses looks inspirés de clips pop-punk des années 2000 et son ambiance délirante, le jeu a immédiatement rappelé des titres comme Lollipop Chainsaw… en plus trash, et sans la direction artistique millimétrée d’un Suda51. Ce n’est pas forcément beau, ni raffiné, mais c’est assumé. C’est un melting-pot esthétique qui joue la carte du mauvais goût kitsch, quitte à perdre quelques joueurs en route au passage.
En termes de mise en scène, la bande-annonce plante le décor: donjon labyrinthique, lumière néon, ambiance trash-goth et ennemis tous plus absurdes les uns que les autres. Cela pourrait ressembler à une mauvaise blague mais au fond, ce chaos visuel a un charme certain. Pas question ici de réalisme sombre, on est clairement dans une série B interactive avec beaucoup d’autodérision.

Davy, le héros zombie pas très malin mais bien équipé
On incarne ici Davy, un jeune zombie amoureux prêt à tout pour sauver sa bien-aimée Julia, sauf qu’il est tout sauf un héros classique. Moins puissant que ses ennemis, Davy compense son manque de force brute par une capacité d’adaptation plutôt enthousiasmante pour un jeu d’action.
Le gameplay s’annonce comme un beat ’em up décomplexé, avec des attaques originales et variées. On parle ici d’armes simples, mais aussi de possibilités bien plus tordues, comme vomir sur les ennemis pour les contrôler ou invoquer des morts-vivants kamikazes. Clairement, le ton est absurde mais les mécaniques ont l’air solides sur le papier.
Autre idée bien fichue : certains ennemis affichent des points faibles lumineux qu’il est possible d’exploiter pour leur voler leurs aptitudes. C’est là que Davy peut changer radicalement sa façon de combattre, en se transformant en loup-garou par exemple et en débloquant des coups spéciaux associés. Tout cela donne un gameplay dynamique qui pourrait bien surprendre si l’exécution est au rendez-vous.
Un petit parfum d’action-RPG pour corser le tout
Sous ses dehors délirants, Stupid Never Dies cache aussi quelques ambitions plus techniques. Le système de personnalisation de Davy semble offrir de véritables options de progression durable, dans une veine action-RPG pas forcément complexe mais bien intégrée à l’expérience.
Ce genre de couche supplémentaire, si elle est bien équilibrée, peut vraiment donner de la profondeur aux combats et au sentiment d’évolution. Cela pourrait rappeler les dynamiques de progression vues dans certains jeux comme Darksiders ou même Bayonetta, sans aller aussi loin, évidemment.
Du Capcom d’hier au GPTRACK50 d’aujourd’hui
Derrière cette folie apparente, on retrouve un créateur qui sait ce qu’il fait. Hiroyuki Kobayashi n’est pas un inconnu. Producteur historique de Resident Evil 4, de la trilogie Sengoku Basara et surtout de l’emblématique Devil May Cry, il a quitté Capcom en 2022 pour monter son propre studio, GPTRACK50, chez NetEase. Autant dire qu’il connaît parfaitement les mécaniques d’action et leurs subtilités.
Avec Stupid Never Dies, il semble vouloir rompre avec les codes classiques en proposant un jeu plus absurde, plus loufoque, mais animé par une réelle maîtrise du beat ’em up. Ce n’est pas un simple délire visuel claqué au sol, c’est un projet porté par une équipe expérimentée qui veut secouer les habitudes.
À quoi s’attendre en 2026 ?
- Un beat ’em up action aux mécaniques inventives
- Une direction artistique ultra-kitsch, à la frontière du pastiche
- Une progression inspirée du RPG avec transformations à la clé
- Une expérience solo centrée sur l’humour noir et l’exagération visuelle
Stupid Never Dies sortira en 2026 sur PC et PS5. Le jeu n’a pas encore révélé toutes ses cartes, mais on est curieux de voir si son gameplay tiendra la route sur la longueur. Une chose est sûre, il ne ressemble à rien d’autre sur le marché actuel. Et ça, rien que ça, c’est déjà un pari audacieux.
