Même après des centaines d’heures passées en Hyrule, certains joueurs de The Legend of Zelda: Tears of the Kingdom continuent de découvrir qu’ils ont complètement manqué des fonctionnalités majeures du jeu. Sur Reddit, plusieurs témoignages ont émergé, révélant à quel point l’exploration peut diverger d’un joueur à l’autre dans ce monde ouvert hors norme.
Quand t’arrives à la fin du jeu sans avoir débloqué Autobuild
Le cas le plus impressionnant est celui d’un joueur qui a terminé l’intégralité des quêtes des Sages sans même débloquer Autobuild. Cette fonction, pourtant centrale dans l’aspect créatif du jeu, est accessible via la quête “Mystery of the Depths” qui se débloque généralement après la première mission d’un Sage. Ce n’est pas rien : Autobuild permet de recréer instantanément les machines et assemblages que vous avez déjà construits ou que vous trouvez en schéma, une énorme économie de temps et de ressources.
Mais ce n’est pas tout. Cette fameuse quête enclenche aussi une série d’événements clés qui mènent à l’obtention du Travel Medallion, un objet extrêmement pratique qui vous permet d’ajouter un point de téléportation où bon vous semble. S’en passer, c’est volontairement jouer en mode hard sans même le savoir.
Autant dire que ce joueur, comme beaucoup d’autres, est passé à côté de mécaniques capitales. Et il n’est pas seul. D’autres fans ont avoué ne jamais avoir croisé cette quête, parfois après plus de 200 heures de jeu ou en ayant bouclé le jeu plusieurs fois.

Un hub central… complètement évité pendant des heures
Lookout Landing, le camp central de la résistance à Hyrule, s’est retrouvé snobé par de nombreux joueurs pensant qu’il s’agissait d’une zone ennemie. Résultat, plusieurs heures de jeu sans accès à des fonctionnalités clés comme la gestion de la carte, la progression des quêtes principales ou encore les services de Purah & co. Une erreur de lecture du visuel ou de contexte, et hop, on trace dans une autre direction.
Ce n’est pas que les joueurs sont inattentifs. C’est juste que Tears of the Kingdom offre une telle liberté de mouvement qu’il est très simple de passer à côté de ce que Nintendo voulait nous faire découvrir plus tôt dans l’aventure. On peut se lancer dans les souterrains, se perdre dans les Cieux ou explorer des régions reculées d’Hyrule sans jamais remettre un pied dans les zones centrales imaginées comme des pivots narratifs.
Quand le parachute ou la cuisine passent à la trappe
D’autres anecdotes sont carrément absurdes, mais toujours crédibles. Comme ce joueur qui a passé plus de vingt heures sans mettre la main sur le fameux Paraglider, pourtant l’un des outils les plus fondamentaux pour se déplacer. D’autres n’ont jamais pris la peine de cuisiner, pensant que les recettes ne servaient à rien, et ont vécu toute leur aventure en croquant des pommes crues et des champis.
La faute, encore une fois, à cette approche extrêmement ouverte du monde de jeu. Tout ou presque peut passer inaperçu si on ne va pas dans la bonne direction ou si on ne déclenche pas l’événement-scripté qui active la mécanique. En clair, Nintendo a conçu un bac à sable d’une telle ampleur que chacun peut vivre son jeu comme il l’entend… au risque de côtoyer Hyrule version hardcore sans aucun HUD ni gadget.
Une aventure vraiment perso, même dans ses loupés
Ce qui ressort de ces partages, c’est que manquer ces fonctionnalités, ce n’est pas forcément frustrant. Au contraire, beaucoup de joueurs disent avoir adoré leur aventure sans Autobuild ou sans téléportation supplémentaire. Certaines contraintes deviennent des défis, certains oublis donnent lieu à des histoires mémorables. Et d’une certaine manière, c’est un sacré éloge à la non-linéarité du game design.
Si Tears of the Kingdom impressionne, ce n’est pas seulement par sa technique ou sa direction artistique, mais surtout par sa capacité à laisser chaque joueur construire sa propre épopée. Même (et surtout) si ça veut dire passer à côté de dizaines d’heures “optimisées”. C’est sans doute un des rares jeux qui accepte que vous fassiez tout “à l’envers” et qui vous récompense quand même pour votre curiosité.
