Top 10 jeux 2025

Top 10 des jeux 2025 selon Cristian Macias : l’alternative aux Game Awards

L’année 2025 n’a pas manqué de jeux marquants, entre gros succès commerciaux et perles indépendantes. Selon Cristian Macias, éditeur spécialisé, certains titres ont su captiver bien au-delà des Game Awards. Voici son top 10 personnel, reflet d’une année riche, éclectique et souvent émotive, où gameplay et narration ont partagé la vedette.

Un gameplay qui accroche, mais parfois au détriment de la finition

En dixième position, Rematch convainc par l’exigence de ses mécaniques. On sent rapidement que le jeu ne prend pas son public pour un amateur, avec un rythme soutenu et des affrontements bien calibrés. Le revers de la médaille, c’est une stabilité qui laisse parfois à désirer. Crashes, bugs visuels et latences viennent un peu polluer l’expérience, sans pourtant empêcher de s’y accrocher si on est prêt à composer avec quelques aspérités techniques.

À la neuvième place, Blue Prince propose un univers bien plus intimiste. Entre mystère permanent et ambiance douce-amère, ce roguelite mise tout sur son atmosphère. Chaque tentative de progression dévoile un peu plus les secrets de son monde, invitant le joueur à observer, analyser et déduire. Pas spectaculaire mais profondément envoûtant, Blue Prince joue clairement dans la cour des jeux intelligents.

Blue Prince

Des expériences multijoueur à la fois étranges et stimulantes

Peak, en huitième, fait le pari du secouant avec un mode multijoueur aussi chaotique qu’hilarant. On est proche d’un Fall Guys plus corsé, où la survie n’est jamais acquise et où l’improvisation règne. Le jeu mise sur des niveaux impitoyables et une physique volontairement imprévisible, ce qui donne naissance à des situations absurdes mais grisantes lorsqu’on joue à plusieurs.

La septième place revient à The Seance of Blake Manor, un titre résolument gothique dans son esthétique comme dans son gameplay. Ici, chaque décision du joueur a un poids réel, et l’ambiance pesante pousse à l’introspection. Le jeu se vit comme un rituel narratif où le surnaturel côtoie l’intime, avec un soin particulier apporté au design sonore et visuel. Plus qu’une expérience de jeu, c’est une immersion dans une fin de siècle fantasmée et noire.

Sektori, en sixième, bombarde les sens. C’est du tir frénétique, du néon à gogo et une bande-son survoltée : un trip arcade pur et dur pour ceux que la demi-mesure ennuie. On y retrouve le plaisir brut du scoring, du combo parfait et du réflexe millimétré. C’est un jeu qui revendique sa nervosité et son culte de la performance, sans chercher à être autre chose.

Le jeu en ligne prend un autre visage

Avec Arc Raiders en cinquième position, le multijoueur se fait plus sérieux. Fini les joutes absurdes, place à une vraie coopération dans un monde post-apocalyptique où chaque mission raconte sa propre histoire. C’est la force du titre : cette narration émergente née de ce que vivent les joueurs ensemble. Ajoutez à cela une météo changeante, des factions dynamiques, et l’immersion fonctionne. On a rarement vu un shooter coopératif aussi vivant.

Silent Hill f, quatrième, ose aller là où peu de jeux d’horreur s’aventurent. Plutôt que d’empiler les jumpscares, il attaque de front les traumas humains, avec une direction artistique orientale glaçante et un récit qui parle de deuil, de rage rentrée et d’isolement. C’est un titre viscéral, moins pour ce qu’il montre que pour ce qu’il suggère. Un tournant audacieux pour la série, à respecter même quand il dérange.

Quand la narration prend les commandes

Citizen Sleeper 2: Starward Vector installe sa bulle à la troisième place. Ici, l’action passe après la narration. Inspiré de la SF sociale, ce jeu pousse à se poser de vraies questions sur le travail, l’autonomie et la communauté. Chaque interaction est écrite avec soin, et le monde évoqué donne matière à réfléchir, bien au-delà de son esthétique minimaliste.

En deuxième position, Death Stranding 2: On the Beach confirme tout le talent de Kojima pour défier les attentes. Moins jeu que poème interactif, ce nouvel opus parle de liens brisés, de reconstructions, de ce que signifie « porter » les autres. Toujours aussi lent, contemplatif et parfois hermétique, le jeu déclenche pourtant de vraies émotions, grâce à une mise en scène saisissante et à une bande originale poignante.

Silksong, à la fois maîtrise absolue et œuvre sensible

Numéro un selon Cristian Macias : Hollow Knight: Silksong. Attendu depuis des années, le jeu dépasse largement les espérances. Le gameplay est millimétré, intense mais lisible. Le monde regorge de surprises et d’épreuves, et le level design frôle la perfection. Pourtant, ce n’est pas cela qui le propulse au sommet.

Ce qui touche, c’est sa narration en creux, son message profondément humain sur la résilience et l’identité. Dans son héroïne Hornet, Team Cherry met en avant une figure de force intérieure, guidée davantage par la réparation du lien que par la vengeance. Le jeu se lit autant qu’il se joue, et cette dimension féminine, non comme quota mais comme moteur narratif, donne un élan neuf à tout le projet.

Silksong, c’est ce moment rare où un studio va au bout de sa vision sans compromis, tout en respectant les attentes de ses fans. Un équilibre difficile à atteindre, mais ici magnifiquement réussi.

Lucas Durand

Depuis mon plus jeune âge, je suis un inconditionnel des jeux vidéo. Que ce soit des classiques de l'ère 8-bits ou les dernières sorties AAA, je suis toujours à la recherche de la prochaine grande aventure vidéoludique. Ayant été testeur pour un magazine de jeux vidéo, j'ai une vision à la fois analytique et passionnée des jeux que j'aborde.

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