Décidément, 2024 est une année chargée pour les gamers. Entre les grosses sorties qui s’enchaînent et les pépites plus discrètes, il devient de plus en plus difficile de finir les jeux qu’on commence. Pourtant, deux titres se sont imposés dans mon esprit comme des expériences uniques que j’ai envie de reprendre coûte que coûte.
Deux jeux marquants, aux antipodes l’un de l’autre
Kingdom Come: Deliverance 2 m’a avalé tout entier. Ce RPG moyenâgeux, plongé dans une Bohême réaliste et sans superflu, m’a bluffé par l’attention extrême portée au moindre détail. Ici, rien n’est simple ni rapide : forger une épée demande du doigté, se nourrir ou se reposer est vital, et chaque combat, même contre un bandit perdu sur un chemin, peut virer au drame si on ne prend pas soin de son équipement ou de sa posture. C’est exigeant, un peu rude même par moments, mais tellement gratifiant. Ce n’est pas un jeu dans lequel on avance en grignotant du contenu entre deux sessions de 30 minutes : c’est une immersion profonde, presque une autre vie à comprendre et à apprivoiser. Et malgré ses lourdeurs, ces mécaniques réalistes m’ont aspiré dans une aventure humaine comme on en voit rarement.

À l’opposé total, Clair Obscur: Expedition 33 est arrivé de nulle part pour me frapper en plein cœur. Ce jeu au tour par tour stylisé, où chaque mouvement est chorégraphié comme une pièce de théâtre, distille une ambiance mélancolique sur fond de décadence étrange. Il y a une urgence rythmique à chaque affrontement, une sensation de devoir prendre la bonne décision rapidement dans un monde qui s’effondre autour de soi. Là où Kingdom Come prend son temps, Clair Obscur cavale. Et pourtant, malgré la différence de ton et de rythme, ces deux titres m’ont captivé comme peu de jeux savent encore le faire.
Un backlog qui déborde malgré tout
Mais même avec toute la passion du monde, le temps manque. Car face à ces deux expériences marquantes, des mastodontes comme Hades 2, Hollow Knight: Silksong ou le prochain Call of Duty Black Ops 7 réclament eux aussi leur part d’attention. Ce ne sont pas des jeux qu’on peut ignorer quand on aime le médium : chacun propose quelque chose de fort, que ce soit :
- une mécanique parfaitement huilée
- un univers envoûtant
- un simple plaisir « manette en main »
Difficile à lâcher.
Résultat, ma liste de jeux à peine commencés ou mis en pause s’allonge dangereusement. Et ce n’est pas faute d’envie, ni même de motivation. C’est juste qu’à force de vouloir tout essayer dès le jour J, on finit par ne plus rien terminer. C’est le luxe et le fardeau d’une année aussi riche en sorties.
Revenir aux jeux qui comptent
Je ne m’en plains pas trop, parce qu’avoir trop de bons jeux entre les mains reste un beau problème. Mais je ressens le besoin, presque intime, de retourner à Kingdom Come: Deliverance 2 et à Clair Obscur: Expedition 33. Ce ne sont pas juste de bons jeux, ce sont des mondes entiers qui continuent d’exister quelque part, attendant que je revienne y vivre leurs histoires.
Alors non, je ne les finirai peut-être pas demain. Mais je sais déjà qu’ils n’iront pas dormir dans ma pile de jeux oubliés. Ils méritent mieux que ça.
