Ubisoft prend la défense de son système de microtransactions dans Assassin’s Creed Shadows, face à une critique récurrente de la communauté. L’éditeur justifie leur présence par la nécessité de financer le développement de contenus gratuits sur la durée, tout en assurant que les éléments payants restent principalement cosmétiques.
Ubisoft accusé, mais assume ses choix
Depuis l’annonce puis les premières images d’Assassin’s Creed Shadows, un sujet revient en boucle dans les discussions en ligne : la place des microtransactions dans un jeu vendu plein pot. Pour beaucoup de joueurs, c’est devenu un repoussoir. Après tout, pourquoi payer 70 euros un jeu si c’est pour se voir constamment proposer des achats supplémentaires ?
Ubisoft n’est pas nouveau dans cette pratique et c’est bien ce que lui reproche une partie du public. En réponse, Simon Lemay-Comtois, directeur associé sur le projet, est récemment revenu sur cette politique dans une interview avec Access The Animus. Il reconnaît que la critique persiste, mais affirme que ces revenus permettent un suivi solide du jeu.

Des ressources pour du contenu gratuit
Lemay-Comtois explique que les microtransactions jouent un rôle dans le financement des ajouts post-lancement. Concrètement, ces recettes serviraient à développer des éléments comme les mises à jour sur les Isu, de nouvelles quêtes ou encore des améliorations liées au système de parkour. Ubisoft met en avant ce modèle comme un moyen de proposer du contenu complet et gratuit à tous, sans réserves.
Il prend pour exemple la dernière mise à jour du jeu, qui a notamment introduit un crossover avec L’Attaque des Titans, tout en offrant plusieurs nouveautés sans frais. Malgré la boutique intégrée au jeu, cette mise à jour a été présentée comme un ajout bien fourni et accessible.
Des achats cosmétiques, pas un pay-to-win
Pour rassurer les joueurs, Ubisoft insiste sur la nature des objets achetables : selon Lemay-Comtois, la grande majorité des éléments disponibles via microtransactions sont purement cosmétiques. Ils ne changent ni l’équilibre du jeu ni la progression des personnages.
Ce point est crucial. Dans un jeu d’action-aventure comme Assassin’s Creed Shadows, où l’immersion et la montée en puissance font partie du plaisir, l’éditeur tente de se différencier de titres au modèle jugé plus agressif. La boutique intégrerait principalement
- des ensembles d’armures alternatifs
- des apparences d’armes ou de montures
- des personnalisations esthétiques des personnages
Ubisoft mise donc sur une approche où les joueurs ne se sentent pas forcés de passer à la caisse pour profiter de l’expérience complète.
Une stratégie que l’éditeur défend
En résumé, Ubisoft trace sa route avec une stratégie qu’il juge équilibrée : intégrer une boutique dans Assassin’s Creed Shadows, mais utiliser les revenus pour alimenter du contenu post-lancement jugé enrichissant. Une façon, selon eux, de maintenir l’intérêt du jeu dans la durée, tout en évitant les season pass systématiques ou les extensions à prix fort. Reste à savoir si les joueurs jugeront cet argument convaincant une fois manette en main.
