Assassin’s Creed Shadows et Mirage

Ubisoft invente les jeux « Quad-A » : le buzz marketing qui fait grincer des dents

Ubisoft frappe (encore) avec un terme qui fait lever les yeux au ciel : le jeu « Quadruple-A ». Après l’échec cuisant de Skull and Bones, c’est au tour d’Assassin’s Creed Shadows et Mirage d’être estampillés de ce label inventé de toutes pièces. Une stratégie qui fait jaser, et pour cause : derrière le vernis, les joueurs peinent à y voir autre chose qu’un slogan gonflé à l’égo.

Shadows et Mirage : deux Quad-A, vraiment ?

C’est via le profil LinkedIn de Krasimira Yakovlieva, productrice chez Ubisoft, que l’affaire a fuité. Elle y décrit ses contributions sur Assassin’s Creed Shadows et Mirage comme des expériences « Quad-A » — une terminologie aussi absurde que prétentieuse, selon les réactions. Le post a depuis été discrètement modifié, mais Internet n’oublie rien.

Shadows est présenté comme « le premier jeu AAAA natif sur macOS ». De son côté, Mirage serait « le premier AAAA lancé sur iPhone et iPad ». Deux affirmations qui ressemblent plus à des lignes de CV gonflées qu’à des vérités incontestables.

Assassin’s Creed Shadows et Mirage

Mirage, le mouton noir de la com’

Le terme a choqué surtout par son association à Mirage. Considéré comme une tentative de retour aux origines de la saga, le jeu a plutôt déçu. Beaucoup y ont vu un simple DLC de Valhalla maquillé en titre à part entière. Alors, Quad-A ? Pas sûr que l’étiquette suffise à faire oublier le contenu recyclé.

Une stratégie de com’ en roue libre

Pourquoi ressortir cette étiquette « Quad-A » ? Peut-être pour justifier des budgets pharaoniques, ou faire croire à une avancée majeure. Mais à l’inverse, cette stratégie semble ajouter une pression inutile sur les épaules des développeurs, tout en éveillant la méfiance des joueurs. Le terme AAA avait au moins une base claire : gros studio, gros budget. Quad-A ? C’est juste du vent.

Après Skull and Bones, le même délire ?

Ubisoft avait déjà promis que Skull and Bones serait le premier jeu Quad-A du monde. Résultat ? Des années de reports, une réception tiède, et une blague devenue culte dans l’industrie. Revenir avec la même terminologie aujourd’hui, c’est jouer avec le feu — ou prendre les joueurs pour des pigeons.

Et si on arrêtait les étiquettes bidon ?

Les joueurs n’ont pas besoin de nouvelles lettres pour juger un jeu. Ils veulent des expériences solides, cohérentes, bien finies. Pas des promesses creuses ou des inventions marketing. Ubisoft ferait mieux de laisser parler ses jeux, au lieu de chercher à gonfler artificiellement leur prestige.

Lucas Durand

Depuis mon plus jeune âge, je suis un inconditionnel des jeux vidéo. Que ce soit des classiques de l'ère 8-bits ou les dernières sorties AAA, je suis toujours à la recherche de la prochaine grande aventure vidéoludique. Ayant été testeur pour un magazine de jeux vidéo, j'ai une vision à la fois analytique et passionnée des jeux que j'aborde.

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