Logo Ubisoft devant des bureaux vides illustrant la fin du teletravail en France

Ubisoft supprime le télétravail : 36 jours par an maximum

Ubisoft frappe fort et divise ses équipes françaises. L’éditeur d’Assassin’s Creed vient d’officialiser hier la réduction drastique du télétravail pour ses 3.800 salariés français, passant de deux jours par semaine à seulement 36 jours par an. Une décision qui confirme les craintes exprimées lors de la grève de février.

Une mesure qui fait l’effet d’une bombe

Ubisoft et sa direction ont informé jeudi 23 avril leurs salariés français de cette nouvelle politique de télétravail, limitée désormais à 36 jours par an soit moins d’un jour par semaine. Cette annonce officielle, confirmée à l’AFP et aux Échos selon Gamekult, concrétise les menaces formulées en janvier 2026 dans le cadre d’un plan de réduction des coûts de 200 millions d’euros sur deux ans. La mesure s’appliquera dès octobre 2026 pour la plupart des entités françaises du géant du jeu vidéo, et au printemps 2027 pour celles disposant d’accords spécifiques.

La réaction ne s’est pas fait attendre du côté des représentants du personnel. Pierre-Etienne Marx, membre du Syndicat des travailleurs du jeu vidéo (STJV), évoque une « sidération » parmi les équipes face à cette décision radicale. Un sentiment compréhensible quand on sait que les salariés bénéficiaient jusqu’ici de deux jours de télétravail hebdomadaires.

Cette politique marque un tournant majeur pour l’un des plus importants éditeurs français de jeux vidéo. Ubisoft, qui emploie 3.800 personnes en France réparties sur plusieurs studios, impose ainsi un retour quasi-total au présentiel dans ses bureaux parisiens et régionaux.

Un conflit social qui s’envenime

Les tensions ne datent pas d’hier entre la direction d’Ubisoft et ses salariés français. En février 2026, près de 1.200 employés sur les 3.800 que compte l’entreprise en France s’étaient déjà mobilisés lors d’une grève contre ce projet de réduction du télétravail. Un mouvement social d’ampleur qui témoignait déjà de l’opposition ferme des équipes à cette mesure.

La stratégie d’Ubisoft s’inscrit dans un contexte économique tendu pour l’éditeur. Le plan de réduction des coûts annoncé en janvier vise à économiser au moins 200 millions d’euros sur deux ans, une somme considérable qui pousse la direction à revoir l’organisation du travail de fond en comble.

Période Télétravail autorisé Statut
Avant janvier 2026 2 jours/semaine Ancien système
À partir d’octobre 2026 36 jours/an Nouveau système
Printemps 2027 36 jours/an Pour entités avec accords

Cette décision d’Ubisoft intervient à contre-courant des pratiques adoptées par de nombreuses entreprises du secteur technologique depuis la pandémie. Alors que le télétravail s’est imposé comme une norme dans l’industrie du jeu vidéo, l’éditeur français fait le pari inverse en privilégiant le retour massif en présentiel. Cette situation rappelle les récentes décisions controversées de Sony concernant sa stratégie PC. Les prochains mois s’annoncent déterminants pour mesurer l’impact de cette politique sur la motivation des équipes et la capacité d’Ubisoft à retenir ses talents dans un marché du travail très concurrentiel.

Lucas Durand

Depuis mon plus jeune âge, je suis un inconditionnel des jeux vidéo. Que ce soit des classiques de l'ère 8-bits ou les dernières sorties AAA, je suis toujours à la recherche de la prochaine grande aventure vidéoludique. Ayant été testeur pour un magazine de jeux vidéo, j'ai une vision à la fois analytique et passionnée des jeux que j'aborde.

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