PEAK, le simulateur d’escalade complètement barré signé Aggro Crab et Landfall, a été pensé dès le départ comme un jeu à partager entre potes. Avec près de 100 000 joueurs connectés chaque jour, ce titre atypique joue à fond la carte du fun entre amis et revendique fièrement son appartenance au genre émergent du « friendslop ».
Un jeu pensé pour galérer (et rigoler) avec ses potes
Dans une interview récente, les développeurs ont levé le voile sur l’origine de PEAK et sur la manière dont les deux studios ont bâti ensemble ce projet un peu fou. Ce qui saute aux yeux, c’est que tout tournait autour d’une idée assez simple d’entrée de jeu : créer une expérience multijoueur avant tout fun et accessible, pensée pour rigoler à plusieurs plutôt que briller en solo.
Caelan Pollock, développeur chez Aggro Crab, décrit PEAK comme un « jeu friendslop », un terme pas encore très répandu mais qui désigne des jeux coopératifs à petit budget où le gameplay, souvent bancal voire chaotique, est rattrapé par l’ambiance délirante entre amis. Le genre est en plein essor, avec des titres comme Lethal Company en tête de file, et PEAK assume totalement cet héritage.
Pollock raconte que l’idée de PEAK est née « dans un jacuzzi en Suède », avec un concept aussi étrange qu’intrigant : des scouts perdus qui doivent grimper une montagne. Pas besoin de plus pour poser les bases d’un jeu à la fois frustrant, drôle et étonnamment accrocheur.
Deux studios, deux approches, une bonne entente
La collaboration entre Aggro Crab et Landfall n’allait pas de soi sur le papier, chacun ayant une approche très différente du développement. D’un côté, Landfall joue clairement la carte des mécaniques de jeu solides et du gameplay rigoureux. De l’autre, Aggro Crab met davantage l’accent sur l’esthétique et l’univers, avec beaucoup de soin porté à la narration et aux thématiques.
Au lieu de se marcher sur les pieds, cette complémentarité a justement permis à PEAK de trouver son équilibre. La physique de l’escalade, volontairement maladroite et capricieuse, est assumée et contribue au style du jeu. Et à côté, les visuels colorés, les personnages absurdes et l’ambiance scoute donnent au tout un vrai cachet.
Pollock souligne que malgré leurs différences, les deux équipes se sont rapidement bien entendues, au point de devenir amis. Cet esprit de camaraderie se ressent jusque dans le produit final, où tout semble fait pour amener de bons fous rires entre potes, même en pleine galère accrochés à une corniche qui s’effrite.
Le « friendslop », un genre qui monte
PEAK s’inscrit donc dans cette mouvance du « friendslop », une catégorie encore jeune mais qui commence à s’imposer sur Steam grâce à Internet et au bouche-à-oreille. Ces jeux n’ont pas forcément le budget ou la finition des triple A, mais ils savent très bien ce qu’ils veulent être : des espaces numériques de galères partagées et de délires entre amis.
Les ingrédients du genre sont souvent les mêmes :
- Une coop à 2 à 4 joueurs (voire plus)
- Des contrôles un peu foireux, mais drôlement bien pensés
- Des situations absurdes ou surréalistes
- Un gameplay qui encourage l’improvisation et le chaos
- L’envie de relancer une partie, juste pour voir si cette fois, on y arrive
C’est dans ce créneau que PEAK brille. Il n’est pas là pour offrir une escalade réaliste ou des sensations sérieuses façon simulation. Il propose au contraire une grimpette chaotique où rater un saut ou faire tomber un pote fait partie du plaisir.
Avec sa communauté en plein essor et des parties hautement rejouables, PEAK s’impose comme une référence du genre et confirme que les grosses fringales vidéoludiques de copains ont encore de beaux jours.

