Epic Games s’apprête à dévoiler officiellement Unreal Engine 5.7 lors de l’Unreal Fest Stockholm 2025, une version très attendue par les développeurs. Grâce à une feuille de route publique déjà accessible, on a un aperçu clair des nouveautés marquantes. Au programme : rendu ultra-réaliste, lumière à gogo, outils d’animation boostés et même un assistant IA intégré.
Une végétation qui claque grâce au Nanite Foliage
C’est sans doute l’un des ajouts les plus attendus de cette version 5.7. Le Nanite Foliage introduit une méthode inédite pour intégrer la végétation dans les jeux avec un réalisme bluffant, sans sacrifier les performances. Concrètement, la technologie repose sur trois briques :
- Les Nanite Assemblies, qui permettent d’organiser chaque brin d’herbe ou feuille comme un ensemble structuré.
- Le Nanite Skinning, en charge des animations dynamiques de la végétation, comme les mouvements provoqués par le vent.
- Les Nanite Voxels, qui maintiennent un haut niveau de détail même à distance, tout en optimisant les performances.
Ce système est encore en phase expérimentale, mais affiche déjà un bel objectif : tourner à 60 fps sur les plateformes de dernière génération. Pour les artistes comme pour les joueurs, c’est une avancée qui pourrait complètement changer la manière de construire des environnements naturels dans un jeu.
MegaLights : un éclairage qui envoie du lourd
Autre nouveauté majeure, encore en bêta, MegaLights repousse les limites de l’éclairage dans les scènes 3D. Avec cette techno, les développeurs vont pouvoir inonder leurs décors de centaines de sources lumineuses sans exploser les performances, là où jusqu’ici c’était soit l’un, soit l’autre.
En plus d’optimiser la gestion du bruit numérique et de booster les performances globales, MegaLights rend possible :
- L’utilisation de lumières directionnelles sans surcoût
- L’intégration fluide des effets de particules via Niagara
- Un meilleur rendu des objets translucides et des cheveux
Pour les studios en quête de photoréalisme sans compromis, c’est une véritable aubaine.
Skeletal Editor : des rigs plus souples et plus puissants
Le Skeletal Editor monte d’un cran et facilite plus que jamais la création et la modification des personnages ou objets animés. Les artistes 3D vont pouvoir jongler plus facilement entre les différentes étapes de rigging sans passer par mille menus.
On peut désormais :
- Créer et insérer des os directement dans le mesh
- Peindre les poids de peau sans changer d’outil
- Modeler les formes morphologiques (blendshapes) à la volée
D’autres ajouts bienvenus viennent compléter le tableau : un visualiseur de cibles morphologiques permet de mieux contrôler les déformations, et les formes peuvent désormais suivre les évolutions de la topologie du modèle de base. Pratique, surtout dans les workflows évolutifs où les meshes changent souvent.
Un assistant IA directement intégré à l’éditeur
Unreal Engine 5.7 embarque aussi une nouveauté qui pourrait vite devenir le meilleur copain des développeurs : un assistant IA intégré dans l’éditeur lui-même. Sur le modèle d’un ChatGPT, cette aide contextuelle fonctionne via un panneau dédié dans Unreal Engine.
Le but est simple : éviter les allers-retours chronophages entre documents, stackoverflow et autres forums de dev. L’utilisateur peut poser ses questions, demander un bout de code ou suivre un guide pas à pas, sans clôturer son projet ni quitter l’environnement de travail.
C’est encore en mode expérimental, mais ça annonce une nouvelle ère pour la productivité dans les moteurs 3D, et une démocratisation des outils avancés pour les créateurs solo ou les petites équipes.
Un rendu next-gen et des outils taillés pour 2025
Avec cette version 5.7, Epic Games continue de pousser les curseurs de ce qu’un moteur peut offrir en matière d’immersion et de flexibilité. Que ce soit pour simuler un champ de blé dans le vent, créer un couloir éclairé par cent néons colorés ou rig une créature bizarre avec une animation fluide, les créateurs auront des outils plus puissants et plus accessibles.
Et avec l’arrivée de l’IA embarquée, le moteur n’est plus seulement un outil de création visuelle, mais devient aussi un assistant intelligent pour guider les développeurs au quotidien. De quoi redéfinir encore une fois les standards dans l’industrie.

