Nintendo ressuscite l’un de ses plus gros flops : le Virtual Boy fait son retour en 2026 dans une version repensée pour la Switch. Toujours aussi rouge, toujours en 3D, mais désormais connecté à l’abonnement Nintendo Switch Online, cet objet culte revient séduire les nostalgiques… à leurs risques et périls.
Une version revisitée fidèle à l’esprit original
La promesse de ce nouveau Virtual Boy est claire : faire revivre une expérience des années 90 sans renier ses défauts. Deux modèles seront proposés. D’un côté, une version “entrée de gamme” en carton à 19,99 euros, pensée dans l’esprit des kits Labo. De l’autre, une version premium à 79,99 euros, en plastique rigide, dont le design s’inspire largement du modèle original de 1995. Autant dire que Nintendo joue à fond la carte du revival, mais évite soigneusement de reproduire toute la chaîne : la fameuse manette d’époque n’est pas de la partie.
Le dispositif fonctionne comme un casque dans lequel on glisse la Switch. Une fois insérée, on accède à une interface dédiée nommée Nintendo Classics, disponible uniquement via l’abonnement Switch Online. Ce n’est pas un casque de réalité virtuelle à la sauce moderne, mais bien un simulateur de rétro-vision pour plonger dans le rouge profond et la 3D filaire qui faisaient tout le sel (et parfois le malaise) du Virtual Boy original.

Un catalogue de lancement très (trop ?) maigre
La sélection de jeux proposée au lancement reflète parfaitement l’histoire mouvementée du Virtual Boy : courte, mais culte pour certains. On retrouve sept titres disponibles dès l’arrivée de l’appareil :
- Wario Land
- Teleroboxer
- Tetris 3D
- Red Alarm
- Galactic Pinball
- Panic Bomber
- Bound High!
Nintendo annonce que d’autres classiques suivront, notamment Mario’s Tennis et Vertical Force. Deux jeux inédits, jamais commercialisés à l’époque, viendront étoffer le contenu : Zero Racers et D-Hopper. C’est maigre, mais les fans plus hardcore y verront une forme de réhabilitation posthume.
Un bel objet pour collectionneurs, mais pas pour longues sessions
Lors d’un test en conditions réelles, le nouveau Virtual Boy impressionne par ses finitions. Le design est propre, l’assemblage solide et le look global évoque une sorte de fantasme rétrofuturiste. On a presque l’impression de se retrouver en 1995, avec les contraintes d’époque comprises. Car oui, malgré les améliorations logicielles comme la sauvegarde automatique et des contrôles un peu affinés, l’expérience reste fidèle… dans ce qu’elle avait de bien comme de pénible.
La principale limite vient de l’ergonomie. L’appareil nécessite de jouer avec les Joy-Con, ce qui impose des positions peu confortables sur la durée. Le casque est stable, mais l’absence d’un support ajustable ou d’une manette spécifique se fait sentir. Ajoutez à cela le retour des problèmes visuels (notamment des nausées au bout de 20 minutes chez certains testeurs), et il devient évident que ce Virtual Boy 2026 n’est pas pensé pour les marathons gaming.
Une niche assumée, pour un public averti
Nintendo ne cherche pas ici à redonner une vraie vie commerciale à son ancien échec. Ce lancement s’adresse clairement à un public ciblé : les fans de rétro, les curieux du hardware oublié et les collectionneurs. Le nombre d’exemplaires limité à un par compte actif, il est évident que la firme de Kyoto veut éviter la spéculation sauvage et maintenir une aura de rareté autour de cet objet.
Le produit n’est accessible qu’aux abonnés Nintendo Switch Online, ce qui renforce encore son profil de bonus collector plutôt que de nouvelle plateforme de jeu. Qu’on le voie comme un hommage ou comme une blague de luxe entre passionnés, ce Virtual Boy remis au goût du jour alimente une tendance : réactiver une époque révolue, quitte à en raviver aussi les douleurs.
Bref, une belle madeleine technologique, mais qui pique un peu une fois en bouche.
