Logitech frappe un grand coup dans le monde du simracing avec le RS50, son tout premier kit volant Direct Drive à destination des pilotes exigeants. Proposé à un tarif maîtrisé, ce modèle entend séduire les passionnés à la recherche de sensations fidèles et d’un matériel évolutif, sans exploser leur budget.
Un moteur Direct Drive qui fait le job
Le cœur du RS50 repose sur une base Direct Drive délivrant jusqu’à 8Nm de couple. Concrètement, cela permet de restituer un retour de force fluide et percutant, bien plus précis que les systèmes à engrenages ou à courroie. À l’usage, on ressent immédiatement la différence dans les virages serrés, les pertes d’adhérence ou les transferts de masse. Les sensations sont nettes, sans à-coups, et le tout reste silencieux.
La base impressionne aussi par son format compact (18,5 x 16 cm pour 4,4 kg) et sa qualité de fabrication. L’aluminium lui donne un aspect sobre et solide, parfait pour s’intégrer sur un cockpit ou un bureau sans faire tache. À l’arrière, la connectique est complète avec des ports USB-A, USB-C, alimentation, shifter et frein à main, de quoi brancher tout l’attirail. Un petit écran et une molette permettent d’effectuer des réglages à la volée, un vrai plus pour ceux qui jouent sur console sans accès facile au logiciel PC.
À l’installation, Logitech a joué la carte de la flexibilité. Le kit peut se fixer à l’aide de rails sur un cockpit, ou d’une pince fournie pour une utilisation sur table. Dans ce cas, la stabilité reste bonne, à condition de bien serrer le tout.
Un volant bien fini et agréable en main

Le volant du RS50 ne se contente pas de suivre la norme, il l’embrasse à pleines mains. Son diamètre de 29 cm est idéal pour la majorité des voitures virtuelles, tandis que le revêtement en similicuir assure un bon grip, même lors des longues sessions. La qualité des matériaux inspire confiance, tout comme l’assemblage sans jeu ni craquement.
Du côté des commandes, on retrouve 12 boutons bien placés, deux molettes crantées, une croix directionnelle et même un éclairage discret. Les palettes en métal adoptent un mécanisme magnétique agréable : le clic est net, sans être bruyant, offrant un très bon compromis pour la conduite GT comme pour le rallye. Le Quick Release en aluminium permet en plus de détacher rapidement le volant pour le remplacer par un autre modèle compatible.
Logitech commence ici à bâtir un écosystème, et ça se sent. On n’est pas encore au niveau de Fanatec ou Simucube dans la variété, mais la direction est claire.
Les pédales : efficaces, mais pas sans défaut
Le pédalier RS Pedals, vendu séparément à 149,99€, complète bien l’ensemble sans crever le plafond côté tarif. Il est entièrement conçu en métal, inspirant la robustesse. Sur le plan technique, on a droit à :
- Un accélérateur avec capteur à effet Hall, pour une précision sans usure
- Un frein à cellule de charge de 75 kg, gage de réalisme et de progressivité
- Des pédales modulables avec des fixations pensées pour s’adapter à tous les supports
Cela dit, tout n’est pas parfait. La dureté du frein ne peut pas être réglée facilement, faute de gommes alternatives. Et la plaque de la pédale de frein est un peu basse, ce qui peut gêner les pieds en chaussettes. On espère que Logitech proposera des accessoires ou des tweaks officiels pour améliorer ça dans le futur.
De bonnes sensations en jeu, avec un plus maison
Une fois en piste, le RS50 répond présent. Que ce soit sur Assetto Corsa Competizione, iRacing ou F1 23, le retour de force se montre précis et bien dosé. Les 8Nm suffisent amplement pour ressentir les subtilités du bitume. La technologie TrueForce, propre à Logitech, apporte ce petit plus sensoriel en traduisant certains sons du jeu en vibrations physiques. Sur un vibreur ou dans les stands, cela se ressent, sans déformer le feeling global. Bien utilisé, cet effet renforce l’immersion.
L’avantage, c’est aussi la simplicité du calibrage avec le logiciel G-HUB sur PC. Il permet de modifier les courbes, assigner les boutons ou gérer l’éclairage RGB. Ce dernier, d’ailleurs, reste sympathique sans être envahissant, même si les options sont un peu limitées.
Compatibilité, bundles et astuces pour bien choisir
Logitech propose deux bundles complets à 649,99€, l’un PC/Xbox, l’autre PC/PlayStation. Attention cependant à la gestion des compatibilités : chaque plateforme reconnaît uniquement certains éléments selon leur firmware. Par exemple, une base PC/PlayStation associée à un volant PC/Xbox permet une utilisation sur toutes les consoles. Cela demande un peu de réflexion à l’achat mais peut éviter bien des frustrations.
Ce système modulaire, même s’il est jeune chez Logitech, montre un vrai potentiel à long terme, à condition que le constructeur continue d’étoffer son catalogue de volants et d’accessoires.
Un ticket d’entrée réussi dans le monde du Direct Drive
Avec le RS50, Logitech offre enfin une alternative crédible dans le segment entrée-milieu de gamme du Direct Drive, jusque-là dominé par Moza ou Fanatec. L’ensemble est solide, bien pensé et agréable à l’usage, aussi bien pour les néophytes que les simracers un peu plus pointus. Il y a encore quelques petits détails à peaufiner, mais pour un premier essai dans cette gamme, c’est franchement réussi.
