Ma Xbox Series S a pris la poussière pendant cinq ans. Je l’avais achetée sur un coup de tête fin 2020, lors de son arrivée en magasin. Je ne l’ai même jamais allumée. Entre ma PS5 pour les exclus, ma Switch 2 pour les jeux Nintendo et mon PC pour le reste, elle n’a jamais trouvé sa place. Mais avec la récente hausse des prix des consoles Xbox, cette mauvaise décision a soudainement pris une allure d’investissement malin. Enfin, sur le papier.
Un achat impulsif qui vieillit bien (sur le papier)
En général, on n’achète pas une console en pensant à la revente. Surtout pas une Xbox Series S, le modèle d’entrée de gamme de Microsoft. Pourtant, quand Microsoft a annoncé début 2024 une nouvelle augmentation de tarif sur ses consoles, j’ai pris une claque. Ma vieille console, jamais utilisée, valait désormais plus que son prix d’origine. Et pas qu’un peu. Sur certains sites, les modèles neufs atteignent des sommets ridicules. Si j’avais su, j’en aurais ramené un carton complet.
On est tellement habitués à voir les consoles, comme tous les produits tech, perdre de la valeur avec le temps que ce retournement est difficile à avaler. Ce genre de hausse, on l’attendrait plutôt dans le monde du rétro ou de l’objet de collection, pas sur une machine encore en circulation et toujours trouvable chez les revendeurs.
Tech et spéculation font rarement bon ménage
En tant que collectionneur, je fais parfois tourner quelques pièces pour financer mes nouvelles envies. Funko Pop, figurines rares ou cartes collector, certains objets prennent de la valeur avec l’âge et la rareté. Mais ce genre de mécanique fonctionne rarement dans la tech. Un smartphone prend de la valeur ? Jamais. Une voiture ? Encore moins. Une console, même ? C’est rare. Il faudrait au minimum qu’elle soit arrêtée, limitée ou dotée d’un hardware unique.
Alors voir la Series S monter en flèche cinq ans après son lancement, c’est du jamais vu. Même avec une hausse officielle des prix, ça reste contre-intuitif économiquement. L’offre constante et une demande qui n’a jamais été dingue devraient freiner toute envolée. Et pourtant, c’est bien ce qu’on voit.
Un prix plus élevé, une demande plus faible
Le vrai hic dans cette histoire, c’est que cette hausse de prix ne reflète pas une demande réelle. On n’est plus en 2005 avec la Xbox 360 qui affolait les rayons. Aujourd’hui, la Xbox est en retrait sur le plan commercial. Même à son ancien tarif, elle ne faisait pas vraiment rêver. Alors à un prix plus élevé, c’est mission impossible.
Je n’ai qu’à jeter un œil sur les sites de revente. Ma Series S, même neuve sous film plastique, reste désespérément invendue. Les magasins comme Gamestop n’ont pas bougé leurs barèmes de reprise. Et les particuliers n’ont clairement pas envie de mettre 300 balles dans une console qu’ils trouvaient déjà trop chère il y a deux ans.
Quand l’économie de base se heurte au gaming
Je ne suis pas économiste, mais je sais que monter les prix sans augmenter la demande ne sert strictement à rien. Et pour Microsoft, ça ne changera pas la perception des joueurs vis-à-vis de leur écosystème. Même si la Series S affiche un tarif gonflé aujourd’hui, ça ne veut pas dire qu’elle se vendra mieux ou que moi, joueur lambda avec une console neuve en trop, je vais en tirer un profit.
Au fond, tout ça me donne juste une anecdote marrante à raconter. Et une Xbox blanche qui continue de prendre la poussière, à défaut de prendre de la valeur pour de vrai.
Donc, si quelqu’un cherche une Series S jamais sortie de sa boîte… je suis dispo.

